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DE LA VILLE DE PARIS.
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noit que lesd, fermes diminuassent, et qu'il n'y eust fons suffisant pour le payement des rentes sur icelles constituées pour garder le credit de lad. Ville, et oster toute doubte aux particuliers d'icelle qui ont rentes assignées sur lesd, fermes, que lesd, rentes soient bien assignées, qu'il plaise au Roy declairer et ordonner par le même octroy qu'i lui plaira ordon­ner estre expedié pour lever lad. somme de c m. livres tournois sur lesd, plus valleurs; que où ilz ne pour-
roient satisfaire ou qu'il advint quelque dinnution (sic) sur icelles fermes, el que en ce cas le payement desd, rentes feust relardé, que le voulloir dudit Ssr est que lesd. Prevost des Marchans et Eschevins dès à present comme pour lors puissent lever du tour­nois le parisis sur toutes les fermes de lad. Ville accordées par ledit Ssr pour pareil effect, fors et excepté Celles qui ont esté mises sur le vin, bestail et autres vivres. "
DCCCII. — Lettres à Monseigneur le Connestable, à Monseigneur de Guise
ET AU TRESORIER MoRREAU. 29 ou 3o avril i556. (Fol. i84 v°.)
Monseigneur,
«Incontinant que Germain Boursier, present por­teur, l'ung de nous, a esté de retour de la Court, et suyvant la Lettre qu'il a pleu au Roy nous escripre, nous avons laict deux Assemblées en ceste Ville, pour le faict de la somme de cent mil livres tour­nois que le Roy nous demande, et pour adviser les moyens de satisfaire au voulloir du Roy. Après avoir esté esconduilz plusieurs foys de ce que nous re­quérions pour y parvenir, qui n'a esté trouvé bon O, avons cherché autre moyen lequel led. porteur vous fera entendre.
"Si ainsi eust esté que led. Ssr eust trouvé bon lesd, premiers moyens, il y a deux moys que nous eussions recouvert et fourny lad. somme selon qu'il a esté advisé esd. Assemblées, que nous vous sup-
plions vouloir faire expedier, affin que nous puis­sions faire telles dilligences que le Roy et vous ayez occasion de contentement, et n'avoir sceu trouver autre meilleur moyen.
Monseigneur,
"Nous prions Nostre Createur vous donner sa grace et en santé trés bonne vie et longue.
["A Paris.......W
"Voz très humbles obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchands et Eschevins de la Ville de Paris".]
Pareilles lettres ont esté expediées à Mons" de Guise, et une autre au tresorier m0 Roux Morreau.
DCCCIII. — Pour les lotz et ventes des rentes constituées
DEMANDÉES PAR LE ROY À LAD. VlLLE.
Commencement de mai 1556.
(Fol. 186 v°.)
22 avril.
iiez et faittes deuement assavoir aux quatre procu­reurs de la communaulté des notaires du Chastelet de Paris les Lettres patentes dud. S-r cy alachées, données à Amboise le quatorziesme jour de Mars dernier passé'3', desquelles Lettres leur en ay baillé coppie: ad ce que d'icelles ilz n'ayentey après à en pretendre cause d'ignorance, en leur enjoignant et faisant commandement, de par led. S-r et nous, de faire savoir incontinent et sans dellay le contenu esd. Lettres à tous les autres notaires dud. Chastelet. "Ce faict, faittes aussi commandement de par le
Les commissaires ordonnez et deppultez de par le Boy sur le faict des lotz, ventes, quintz et requinetz, et autres droicts et devoirs seigneuriaulx deubz aud. 5-r en la Ville, Prevosté et Viconte de Paris depuis trente ans ença, au premier huissier ou sergent royal sur ce re­quis : salut.
"Nous vous mandons et commettons par ces pre­sentes que, à la requeste du Procureur du Roy au Tresor el en vertu de lad. commission, vous signif-
l'' Voir les notes des deux pages précédentes.
(2)   Au Registre, cette missive ne porte pas de date; mais il va de soi qu'elle fut écrite à l'issue de l'Assemblée du 29 avril, ce jour-là même ou le lendemain au plus tard.
(3)   Le texte de ces Lettres est rapporté à la suite de la présente commission, bien qu'elles la précèdent au Rcgisirc.
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